Music Monday #59 – The Flashbulb
Laissez moi vous conter l’histoire de Benn Jordan, astronaute cinglé perdu dans l’atmosphère…
Genre: Electronic
Label: Alphabasic Records
Sortie: 10 Février 2012
Officiel: theflashbulb.net
Bandcamp: theflashbulb.bandcamp.com
Facebook The Flashbulb
Store: 9,99€
Benn Jordan est mutli-instrumentaliste qui a déjà usé ses cordes sous plusieurs pseudonymes à travers les années ; le nom qu’il utilise avec le plus de récurrence (et à juste titre) est The Flashbulb. Avec d’autres pseudo que les néophytes ignorent comme Acidwolf, Human Action Network et FlexE, le natif de New York s’est taillé un réputation d’homme à tout faire dans le milieu musicale tellement il touche-à-tout (cinéma, publicité, photographie,ecriture) et à tous les styles(je vais faire de listing, ce serais trop impressionnant). Proche de la scène breakcore jusqu’à son album ‘Soundtrack to a vacant life’ (2008) le bougre s’est fixé de nouveaux objectifs, créant encore et toujours au delà des limites du pensable (Orchestre live). Son dernier en date ‘Opus to the end of everything’, est sortis il y a peu et plonge l’auditeur dans une transe joyeuse et édulcorée, flirtant avec une vague minimal et des breaks new wave.
Il est toujours impossible de fixer une frontière aux confins de l’univers de Benn Jordan tellement celui-ci est en constante évolution, à nous de le rattraper…
Entre conte et analyse,
Laissez-moi vous raconteur mon histoire…
» Et l’histoire commença au cœur d’un arbre éternel à Juarez, au Mexique. A peine a-t-on effleuré son écorce que les cordes viennent à s’entrechoquer. Ces cordes qui nous arrivent comme un épais brouillard prêt à nous envelopper se transforment bientôt en une horde de chevaux de feu lancés à pleine allure, vers qui, vers quoi, Benn Jordan ne nous donnera jamais la réponse pour que l’on puisse mieux l’imaginer. «
Un piano déstabilisé pour entrer dans ce nouvel album, et soudain c’est l’explosion instrumentale. Une légion de guitare s’accordent entre-elles alors que notre piano continu son chemin de croix. Une fois que le rythme est donné, il ne reste plus qu’au florilège d’accords heavy d’entrer en scène de façon magistrale. Quelque part entre DreamTheater et Tool, cette introduction dans le nouvel univers de Benn Jordan ne laisse pas indifférent.
The Trees In JuarezThe Flashbulb
» Le brouillard se lève enfin sur une figure floue que l’on aperçoit à l’horizon. Mais qu’est-ce .. ? Une forme désarticulée et opaque flotte vers moi, éclairée par un rayon lumineux je constate avec effrois qu’il s’agit … de moi. «
La douceur d’une corde en nylon mariée à la fougue d’une charley instoppable. Effleurant du bout des doigts une électro trop mainstream, on découvre de plus en plus chez Benn Jordan l’envie de devenir accessible.
Blurry Figures Far AwayThe Flashbulb
» Prenant alors mes jambes à mon coup, j’arrive, haletant, aux portes d’une chambre vide… froide… Mais à peine ai-je pénétrer dans la pièce qu’une avalanche d’insectes multicolores s’évadent du sol pour s’évader. Les fenêtres sont alors pris d’assauts par ces petits êtres aux ailes edulcorés, c’est peut-être ça la liberté… Tout allez bien jusqu’à ce que retentissent ces notes… Ce clavier qui nous fait passer de l’esprit au phantasme avec juste quelques doses de chaleur… «
Véritable boîte de Pandore, les notes glitchées donnent un second souffle à l’ensemble. Jusqu’à l’envolée de violon qui pourrait faire fondre n’importe quel esprit vindicatif ; on s’apaise, on s’élève, n’en demandez pas plus vous seriez surpris…
Arrival to an Empty RoomThe Flashbulb
» C’est alors près d’un feu que je reprend mes esprits. Ne sachant plus d’où je suis parti, c’est avec appréhension que je me demande où je vais et qui sont ces gens autour de moi. Plusieurs s’agitent, d’autres me fixent, m’échapper devient la seul solution possible. Je profite donc de quelques instants d’inattentions pour me dérober à ces fous et rejoindre ma terre, celle d’où je viens. «
Un son crystallin se fait entendre, alors que sur la pointe du fader on s’aventure dans une pièce sombre. Jean Michel Jarre ou est tu ? J’ai besoin d’oxygène…
It PoorsThe Flashbulb
» Après plusieurs jours de marches j’arrive aux portes de Terra Firma, antre éphèmère retenant prisonniés en elles tout ce qui compte à mes yeux. C’est tellement vaste, rien n’est à porté de main, toutes les émotions du monde sont ici mélangées afin de composer ce qui devra être un nouveau lieu pour tout recommencer. «
Quelques notes de harpe pour un saut dans l’abysse classique. Basses et bruits de fusillades voguent à l’unissons dans cette électro encore très minimale. Une batterie downtempo nous ordonnes de nous réveiller alors que tout ce que l’on voudrait c’est planer sur cette mélodie. Un vocoder fait soudain sensation, donnant à cette track la dose d’originalité qui lui faisait défaut.
Terra FirmaThe Flashbulb
10. Insomnia in Roscoe Village
» Alors que tout s’éveillent, je suis le seul à la regarder rêver. Je peux voir dans la moue de sa bouche que ses pensées ont un goût sucrées, et à son sourire discret j’imagine qu’elle pense à moi. C’étais il y déjà si longtemps et pourtant je m’en souvient si bien… Peut-être que je ne l’oublierais jamais… «
Le micro intérieur de cette guitare est un petit bijoux. On trouve une légèreté dans les doigts de Mr Jordan qui impressionne toujours même après les années.
Insomnia in Roscoe VillageThe Flashbulb
» Emporté par un vent d’une force infinie, je finis dans une mer déchaînée, où la vie perds tout son sens. Ma peau ressent le choc de ces vagues comme celui d’une explosion qui pourrais faire s’effondrer le plus haut des immeubles. C’est d’ailleurs ce qui va arriver, lorsqu’elles auront eu raison de moi. «
Un écho électronique du bel effet ce mêle à ce piano omniprésent pendant qu’une percussion assourdissante bat la cadence. Ambiance Chill-Out maximale.
Between the WavesThe Flashbulb
15. Island on an Endless Plane
» A travers le hublot de l’avion, j’arrive à distinguer de grandes étendues de terre. Ces géants naturels que constituent les îles forment comme des dessins Rorschach, révêlant la continuité du monde. Le ronflement des élices m’endorment, mlais avant de fermer les yeux, laissez moi les voir, une dernière fois. «
On pourrais presque imaginer une sorte de « mise au point sonore » sur ces quelques notes… Une batterie sous flanger se fait entendre, puis s’arrête brusquement pour laisser place à une ambiance industrielle qui donne au second piano une place de choix… Et pour finir, des fragments de cuivres caressent la mélodie aux cotés d’une basse onduleuse.
Island on an Endless PlaneThe Flashbulb
» Accrocher, même ambriguer l’un dans l’autre, l’union de 2 êtres s’élève. Comme l’illustration d’un coït ephèmere, cette track adopte la passion et la fougue d’un amour interdit. L’accéleration du cœur, la moiteur de la peau, tout est retranscrit dans quelques notes. «
Harmonie claquante quel bien tu me fais. Mariage piano-corde, l’accord parfait. L’orgue entre en scène à l’image d’une fenêtre ouverte sur le vide, et l’on s’y jette dès la Drum&Bass s’impose d’elle même avec ses élans aériens.
It Never EndsThe Flashbulb
» Enfin une belle histoire à raconter. Je vous laisse l’écouter car aucuns mots ne sauraient décrire ce titre… «
TThe History of RainThe Flashbulb
» Si dans mon fort intérieur rien ne peut m’abattre, je sais que le simple fait d’y repenser, c’est comme le vivre. Tant de moments gachés ou partis en fumés, tant de mots à demi-pensés et de pensés révélées à demi-mots. Mais encore une fois, c’est au contact d’une goutte venue du ciel que je sais ce qu’il me reste à faire : me relever et m’en aller. «
In the GrassThe Flashbulb
Pour les fans de :
Amon Tobin, UNKLE, Pantyraid

















